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Groupes Cévennes, Territoires-Environnement-Santé, Incertitude, Tourisme

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Présentation Equipe Equipe Groupes Cévennes
des recherches Dynamiques Gestion et Territ-Env-Santé
Territoriales Valorisation de Incertitude
l’Environnement Tourisme

 

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Recherche du groupe Cévennes

• Les recherches ont été initiées sur le Bassin Versant de Recherche Expérimental du Mont Lozère. Depuis 2002, les recherches se poursuivent dans différents contextes cévenols : Cévennes du schiste et du granite (bassin de Valescure 2003, bassins emboités du Gardon de Saint Jean 2008, Basse Cévenne Calcaire 2011, plaine marno calcaire du bassin d’Alès 2012). L’ensemble est intégré depuis 2005 à l’Observatoire Hydro-Météorologique Méditerranéen Cévennes-Vivarais (OHM-CV), lui-même membre du SOERE RBV (2011), visant à harmoniser le monitoring (quantité-qualité du cycle de l’eau) et à pérenniser ces observatoires à l’échelle de bassins versants.

• Les recherches actuelles s’articulent autour de deux programmes qui étudient les situations extrêmes du cycle de l’eau. Le premier concerne l’ANR Floodscale partie française du projet HYMEX concernant la génèse des crues éclairs à différentes échelles emboitées (parcelle de 10 m2, versant, petit bassin de 0.2 à 4 km², Gardon d’Anduze (500 km2). Le second porte dans le cadre du projet intersites de l’UMR Criticité des basses eaux sur l’étude des étiages estivaux et de problématiques connexes (verdissement des rivières, qualité des eaux…). Des recherches complémentaires se poursuivent depuis 2002 sur plusieurs rivières cévenoles, en fonction de contrats passés avec le SMAGE des Gardons et AB-Cèze.

 

Bassin de Valescure :

 

Eutrophisation Mont Lozère 2013 :

 

Test sur radar météo NASA à Deaux, Floodscale 2013 :

 

Avène en crue le 19/01/14, Floodscale :

 


 

Recherche du groupe Incertitude

Responsable : Giovanni Fusco

- Recherches sur l’incertitude dans la connaissance géographique (aspects théoriques et méthodologiques).
- Modélisation à base d’incertitude et traitement de l’incertitude en analyse spatiale. Formalisation et représentation de connaissances incertaines pour les systèmes spatiaux (théories probabilistes/possibilistes, logique floue, ontologies formelles, approches des systèmes complexes).
- Applications dans les domaines de la géographie humaine et de l’aide à la décision en aménagement.
- Approches interdisciplinaires de l’incertitude en sciences humaines et sociales.

Au cours des vingt dernières années, le concept d’incertitude, qui historiquement avait des définitions précises (quoique différentes) dans la théorie économique (Knight 1921) ou dans la théorie des erreurs, a fécondé la réflexion dans d’autres champs disciplinaires.

Le concept d’incertitude en Géographie est un chapeau recouvrant différents aspects liés à une connaissance non certaine, floue ou même à un manque de connaissance sur les objets d’étude. De multiples pistes de recherche participent ainsi à la problématique de l’incertitude dans notre discipline :
- l’imprécision et l’incomplétude des données et des connaissances,
- l’indétermination des objets et des processus spatiaux,
- l’impossibilité de connaître de l’état (présent ou passé) d’un système spatial et l’imprédictibilité de son état futur,
- les problèmes liés au traitement ou à la représentation d’informations et de connaissances spatiales incertaines,
- la subjectivité inhérente à toute question géographique, etc..

 

Au lieu d’être perçue uniquement en terme négatif, en tant que limite à la connaissance géographique, l’incertitude est désormais de plus en plus intégrée par une partie de géographes (Couclelis 2003, Plewe 2002) comme étant une composante essentielle des connaissances produites. Jadis « cachée sous le tapis » ou omise dans le discours géographique, l’incertitude devient alors un point incontournable dans la démarche de la recherche géographique, théorique ou appliquée.

Le traitement des données incertaines (imprécises, incomplètes, multi-sources, etc.) dans le cadre des systèmes d’information géographique (SIG) est sûrement le domaine dans lequel les géographes ont le plus avancé dans l’identification de formalismes et de méthodes appropriés (Duckham 2002, Zhang et Goodchild 2002, Jeansoulin et al. 2010).

 

Lorsque l’incertitude caractérise plus en général la connaissance du fonctionnement des systèmes spatiaux (et pas seulement les données empiriques sur leur état), les efforts théoriques et méthodologiques en géographie (et plus particulièrement en géographie humaine) ont été moins aboutis et, surtout, moins généralisés.

 

Au cours de l’année 2012, les géographes de l’équipe niçoise des Dynamiques Territoriales de l’UMR ESPACE ont souhaité structurer un groupe de recherche sur la question de l’incertitude en sciences géographiques.

 

Ce groupe est, en même temps, le catalyseur d’autres initiatives, de recherche ou de réflexion scientifique, au sein de l’inter-site de l’UMR ESPACE et de la Maison des Sciences de l’Homme de l’Université de Nice-Sophia Antipolis.

Les travaux du groupe de recherche sur l’incertitude se déclinent ainsi dans les directions suivantes :
- Recherches sur l’incertitude dans la connaissance géographique (aspects théoriques et méthodologiques). Des réunions bimensuelles sont organisées par les membres du groupe pour constituer un état de l’art sur les théories et les méthodes sur l’incertitude dans la connaissance géographique. Les chercheurs actifs dans ce collectif sont également en train de travailler à des nouveaux cadres conceptuels pour l’appréhension de l’incertitude en géographie (typologie de l’incertitude, niveaux d’incertitude, l’incertitude dans les phases du processus de production de la connaissance géographique).
- Modélisation à base d’incertitude et traitement de l’incertitude en analyse spatiale. Formalisation et représentation de connaissances incertaines pour les systèmes spatiaux (théories probabilistes/possibilistes, logique floue, ontologies formelles, approches des systèmes complexes). Les chercheurs du collectif ont des acquis méthodologiques sur plusieurs techniques de modélisation, intégrant de différentes manières les questions d’incertitude. L’objectif du groupe de travail est ici de comparer et éventuellement d’hybrider les méthodes et les approches, afin d’identifier les meilleurs stratégies à mettre en œuvre pour traiter des différents questions d’incertitude qui émergent dans la recherche géographique. Dans le cadre de ces recherches, le groupe Incertitude a été également été co-organisateur du forum méthodologique « Incertitude en Analyse Spatiale » (11 juillet 2013), participant à l’axe intersite TES (Les Travaux d’Espace).
- Applications dans les domaines de la géographie humaine et de l’aménagement. L’attention est ici portée aux applications thématiques des démarches à base d’incertitude, pour produire des nouvelles connaissances dans les domaines traditionnellement investis par les membres du groupe : la géographie urbaine, et notamment les processus de métropolisation, de littoralisation, de ségrégation socio-spatiale, la relation forme-fonctionnement dans les espaces urbains appréhendés à différentes échelles, les mobilités, les reconfigurations territoriales, les risques anthropiques, l’aide à la décision en aménagement du territoire et en urbanisme, notamment par les approches de la géoprospective territoriale.
- Approches interdisciplinaires de l’incertitude en sciences humaines et sociales. Les géographes d’ESPACE participent activement à l’organisation et aux travaux du cycle de tables rondes interdisciplinaires « Faire Sciences avec l’Incertitude », sur les problématiques d’incertitude en sciences humaines et sociales. Il s’agit d’une initiative co-organisée par la MSH de Nice, l’UMR ESPACE (géographie), l’UMR CEPAM (archéologie) et le GDR Modys, et mobilisant plusieurs autres composantes de l’Université de Nice Sophia Antipolis : les UMR BCL (linguistique), GREDEG (économie) et URMIS (sociologie) ainsi que les EA CMMC (histoire), CRHI (philosophie) et LAPCOS (psychologie). La première table ronde (19 juin 2013), « L’incertitude : regards pluridisciplinaires », a été consacrée à la présentation d’un état de l’art des enjeux et de la prise en compte de l’incertitude dans les différentes disciplines impliquées dans le projet. La seconde table ronde (28 novembre 2013), « Démarches, méthodes et approches de la connaissance incertaine », a eu pour objectif le partage et la confrontation des pratiques de prise en compte de l’incertitude en SHS d’un point de vue méthodologique. Une troisième table ronde interdisciplinaire, est prévue courant 2014.
Programme de la table ronde « Démarches, méthodes et approches de la connaissance incertaine » :

Références bibliographiques

• COUCLELIS H., 2003, The Certainty of Uncertainty : GIS and the Limits of Geographic Knowledge, Transactions in GIS, 7(2), p. 165-175

• DUCKHAM M, 2002, Uncertainty and geographic information : computational and critical convergence, http://www.geosensor.net/papers/lb3.pdf

• DUTOZIA J., 2013, Espaces à enjeux et effets de réseaux dans les systèmes de risques, Thèse de Doctorat de Géographie, sous la direction de C. Voiron, Université de Nice-Sophia Antipolis

• FUSCO G., 2010, « Uncertainty in Interaction Modelling : Prospecting the Evolution of Urban Network in South-Eastern France », in R. Jeansoulin et al. (Eds.) Methods for Handling Imperfect Spatial Information, Berlin, Springer, p. 357-378

• FUSCO G., 2012, Démarche géo-prospective et modélisation causale probabiliste, Cybergéo,http://cybergeo.revues.org/25423

• FUSCO G., 2013, Spatial Affordance and Lifestyles : a Metropolitan-Wide Analysis, Proceedings ECTQG 2013, http://gisc.gr/proceedings-ectqg2013/?print=pdf

• JEANSOULIN R., PAPINI, O., PRADE H., SCHOCKAERT, S. (Eds.), 2010, Methods for Handling Imperfect Spatial Information, Berlin, Springer

• KNIGHT F., 1921, Risk, Uncertainty and Profit, Houghton Mifflin Company, New York

• PLEWE B., 2002, The Nature of Uncertainty in Historical Geographic Information, Transactions in GIS, 6(4), p. 431-456

• ROLLAND-MAY C., 2000, L’Évaluation des territoires : concepts, méthodes et modèles, Paris, Hermes Science

• DE RUFFRAY S., 2007, L’Imprécision et l’Incertitude en géographie. L’Apport de la logique floue aux problématiques de régionalisation, Université Paris Diderot-Paris 7, mémoire d’habilitation à diriger des recherches

• SCARELLA F., 2014, La ségrégation résidentielle dans l’espace-temps métropolitain : analyse spatiale et géo-prospective des dynamiques résidentielles de la métropole azuréenne, Thèse de Doctorat de Géographie, sous la direction de G. Fusco et C. Voiron, Université de Nice-Sophia Antipolis

• TELLER J., TWEED C., RABINO G., 2008, Conceptual Models for Urban Practitioners, Bologne, Esculapio

• VOIRON C, ARTEAU K., SANT F., TORTOROLLO N., 2013, Assessing possible changes in a town’s buildings. Fuzzy logic and 3D simulation applied to the city of Nice, Proceedings ECTQG 2013,http://gisc.gr/proceedings-ectqg2013/?print=pdf

• VOIRON C, 2012, A geo-prospective approach to forecasting spatial change, l’Espace géographique, Edition in English, 2, p.99-110

• ZHANG J., GOODCHILD M., 2002, Uncertainty in Geographic Information, CRC Press

 


 

Recherche du groupe Territoire-Environnement-Santé

Responsables : Gilles Maignant et Sandra Pérez

- Etude des relations entre les territoires (morphologie des espaces et caractéristiques démographiques et socio-économiques), les nuisances (qualité de l’air et bruit) et leurs impacts sur la santé.
- Fonctionnement des territoires : demande et offre de soins, accessibilité aux services médicaux.
- Vulnérabilité des territoires et détection des espaces relégués.

Les recherches menées dans ce groupe concernent l’étude des relations entre la Ville et la santé des individus qui y vivent.

En effet, la présence d’activités potentiellement" impactantes" sur la santé liées à l’industrie ou à l’importance du trafic routier peut être potentialisée par l’espace géographique sous-jacent, à travers par exemple la configuration de la voirie, la hauteur des immeubles, qui peuvent être plus ou moins propices à l’accumulation de polluants.

 

Inversement, le microclimat, l’abondance ou non de la végétation le long des artères peuvent contribuer à l’atténuation de la pollution de l’air.

 

En matière de bruit, cette fois, les différents types de revêtement, la présence ou non de murs anti-bruit, la qualité intrinsèque du bâtiment (isolation-insonorisation), sont autant de facteurs qui risquent là encore de contribuer à une exposition très différenciée des populations,exposition,qui peut parfois être accentuée par les conditions socio-économiques des personnes, ainsi que leur mode de vie.

 

Autant de déterminants de santé qui doivent non seulement être pris en compte simultanément, mais dont les interactions complexes (cumulatives ou soustractives) peuvent dessiner des configurations sanitaires urbaines particulières (espaces pathogènes).

 

Exemple :
Les chercheurs suspectent un lien entre la pollution atmosphérique urbaine de fond et les Accidents Vasculaires Cérébraux.

A partir d’une base de données établie par Mika« l Fortier, dans le cadre de sa thèse de Médecine, soutenue à Nice en octobre 2012, qui recense 1729 cas d’AVC traités au CHU de Nice sur 5 ans (02/01/07 - 31/12/11), et 67 variables relatives aux niveaux des principaux polluants O3, NO2, PM, SO2, quelques heures avant l’AVC jusqu’à J-3, aux caractéristiques médicales des patients (Coronopathie, Hypertension artérielle, Dyslipidémie) ainsi qu’à leur "mode de vie" (diabète, surpoids), un apprentissage non supervisé de la base de données sous BayesiaLab dessine le réseau bayésien ci-dessous. Celui-ci ne met pas en évidence un tel lien.

 


 

Recherche du groupe Tourisme

Responsable : Sylvie Christofle

- Nouvelles mobilités et nouvelles pratiques touristiques.
- Loisirs et nouveaux espaces récréatifs.
- Ecotourisme.
- Les incidences territoriales de la transformation du parc hôtelier en parc résidentiel.

Deux thématiques principales :

- Le tourisme de réunions et de congrès international (TRCI) et l’analyse des territoires impactés par le TRCI. Cette forme touristique originale et spécifique par son hybridation « Affaires (au sens large) – Tourisme », est liée conjointement aux phénomènes de mondialisation, intégration des territoires et augmentations des flux et des mobilités, et aux phénomènes de touristification des territoires. Elle impacte essentiellement les villes et plus spécialement les métropoles. Or, en France comme à l’étranger, aucune équipe ne travaille spécifiquement sur ce thème, ni en géographie, ni en aménagement. Une fois délimité le champ conceptuel et sémantique du tourisme d’affaires et du secteur MICE (de « Meetings/Incentives/Conventions/Exhibitions or Events » – « MICE sector ou MICE Tourism »), les recherches porteront sur les stratégies territoriales métropolitaines et les politiques (d’aménagement, d’équipement, d’image) mises en place par les villes congressuelles pour développer le TRCI, sur la détection des territoires en devenir ou au contraire en déshérence congressuelle, et sur l’évaluation des trajectoires de villes de congrès en fonction des qualités territoriales et touristiques des lieux. La recherche s’appuiera notamment sur les concepts d’interface (recherches intersites) et de clusters touristiques.

- Dans le cadre de l’Observatoire des pratiques sportives dans l’espace alpin transfrontalier « Alpi Maritime‐Mercantour », et de contrats de recherche, les travaux portent sur la modélisation des fréquentations, la cartographie des cheminements possibles, des impacts sur l’environnement, et sur la simulation des effets des fréquentations sur l’altération des sols.