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"Alpes de la Méditerranée"

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Participation d’ESPACE à la candidature "Alpes de la Méditerranée"
au patrimoine mondial de l’Humanité (UNESCO)

Le souci pour la conservation du patrimoine (naturel ou culturel), la concurrence territoriale en termes de tourisme, et l’engouement pour les classements et labellisations de niveau mondial convergent, depuis plusieurs années, vers une importance accordée par les territoires à l’inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité de l’UNESCO. Or, cet engouement produit une concurrence extrêmement grande et, de fait, celle-ci pousse les concurrents à monter des dossiers de candidature de plus en plus appuyés politiquement et de plus en plus riches scientifiquement. Pour ces raisons, les montages de dossiers UNESCO deviennent de grands projets fédérateurs pour les territoires. Ces projets de territoire fédèrent aussi les laboratoires de recherche entre eux et les relient au territoire.

 

Figure 1 : Page de garde du dossier de candidature en cours de rédaction.

 

Le dossier patrimoine mondial de l’Humanité « Les Alpes de la Mer » (Figure 1) est un dossier de candidature transfrontalier au patrimoine naturel sur critères géologiques et biologiques de l’interface entre le Massif Alpin et la Méditerranée Occidentale. Pour ce dossier, des études sont nécessaires dans les domaines de la géologie, de la climatologie et de la biologie. Le dossier doit, en outre, traiter des interactions entre la société et les attributs patrimoniaux du territoire et anticiper les évolutions du territoire d’une part pour anticiper d’éventuels risques ou menaces sur le patrimoine et d’autre part pour anticiper les flux touristiques liés à une potentielle inscription. Pour cette raison, des études de géographie sont nécessaires dans toute la variété des compétences thématiques géographiques en général et celles représentées dans ESPACE en particulier.

Ce projet a donc été l’occasion d’un ensemble cohérent et constructif de collaborations à l’intérieur d’ESPACE-Nice (1), d’une ouverture interdisciplinaire et internationale (2) d’un rayonnement de l’UMR (3).

 

1. Un ensemble cohérent et constructif de collaborations à l’intérieur d’ESPACE-Nice

Ce projet a, depuis deux ans, été l’un projet fédérateur réunissant des différents chercheurs autour d’un même projet territorial. Les étudiants des 3 Masters ont été amplement intégrés dans ce processus.

  • Cartographie du climat actuel et futur aux échelles fines (N. Martin) (figure 2)
  • Etude du risque de feux de forêt (J. Andrieu et D. Fox)
  • Etude des potentielles modification de fréquentation suite à une inscription (J.C. Gay)
  • Etude de l’impact du changement climatique sur la distribution des espèces (J. Andrieu)
  • Analyse spatiale des corridors biologiques sur le plan écologique et juridique (J. Andrieu)
  • Géoprospective de l’urbanisation en périphérie des aires protégées (D. Moreno, G. Fusco, M. Caglioni).


Figure 2 Carte Climatique.
 
 

2. Une ouverture interdisciplinaire et internationale

Un réseau de recherche scientifique interdisciplinaire a été monté dans le cadre de ce dossier de candidature. Celui-ci a déjà généré des collaborations en dehors de ce dossier dans le prolongement de problématiques mise en lumières par le dossier (DILEM+DILPROSPECT).

  • Géographie (UMR ESPACE)
  • Géologie (UMR Géoazur, Université de Milan, Université de Ferrara)
  • Biologie (UMR CEFE, Université de Turin, Université de Gênes, Observatoire de Villefranche)
  • Sciences de la communication (I3M)
  • ESPACE, Géoazur et I3M ont réussi à inciter le Parc Européen et l’Université Nice Sophia Antipolis à signer une charte de collaboration cadre sur les activités scientifiques dans et pour le parc.

 

3. Un rayonnement de l’UMR auprès d’instances régionales et nationales.

Ce dossier a, en outre, été l’occasion d’une riche interaction entre les chercheurs de l’UMR ESPACE du projet et le Ministère de l’environnement ou l’Union Mondiale pour la Nature (UICN). L’UMR ESPACE a été sollicité des dizaines de fois pour représenter des chapitres du dossier scientifiques tant devant des instances scientifiques (Groupes aires protégées de l’UICN) que politiques (Comité des Biens français du patrimoine mondial, assemblée d’élus) ou techniques (directeurs des aires protégées et des services environnement des collectivités territoriales).